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L’auto-stop #mapremièrefois

Qui a dit qu’une femme seule ne pouvait pas faire du stop? Certainement pas moi. Depuis que j’ai commencé à voyager en backpack j’ai entendu toutes sortes de préjugés sur les femmes qui voyagent seules et en sac à dos, que ce soit de ma famille, de mes connaissances ou encore de forums. C’est comme si la femme n’était capable de rien toute seule, que ce soit pour organiser son périple, faire du stop, faire du camping ou bien encore partir en randonnée. Et bien, mes chers ami(e)s, j’ai le plaisir de vous annoncer que nous sommes au XXIe siècle et qu’il est temps de faire avancer les idées populaires.

Si l’on regarde la blogosphère d’aujourd’hui qui est reliée au voyage, on peut y rencontrer énormément de personnes du sexe féminin voyageant seules et qui sont soutenues par tous les amoureux du voyage. Pour ma part, j’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour toutes ces femmes partant à l’aventure, fières, courageuses et curieuses du monde qui les entoure. Ces personnalités indépendantes et fortes ont toujours été ma source d’inspiration et ce sont elles qui me poussent dans chacun de mes voyages à tester de nouvelles expériences. En Nouvelle-Zélande, j’ai eu l’opportunité de faire pour la première fois du pouce, j’étais plus envahie par l’excitation de vivre une nouvelle aventure que de faire quelque chose qui « pourrait » être dangereux pour moi. Je ne dis pas que j’y suis allée tête baissée et que j’ai pris le premier venu qui me proposait un lift sans le regarder de plus près et lui poser des questions. Non, bien évidemment. Mais j’avais toujours eu dans un coin de ma tête cette envie d’essayer ce moyen de déplacement que j’avais toujours relié au style de vie d’un nomade. On peut dire que je m’étais idéalisé l’image de l’auto-stoppeuse, mais ce que j’ai vécu au cours de ce voyage n’était en rien comparable avec mes autres périples.

Quand je suis arrivée dans la péninsule de Coromandel, je me suis retrouvée face à une situation qui m’empêchait de rejoindre mon point final pour mon séjour dans la vallée de Kauaeranga. À l’office du tourisme, on m’avait expliqué que le seul moyen pour me rendre là-bas était le taxi, qui allait me couter 100$, ou bien, d’essayer de m’y rendre en faisant du stop. Je dois avouer que la deuxième idée m’a tout de suite accroché et c’est sans hésiter que je suis partie marcher sur le long de la route avec mon pouce levé. Il n’a pas fallu 5 minutes avant qu’une première voiture s’arrête avec à bord un charmant agriculteur qui me proposait de m’emmener à destination. Après examen de sa voiture et de mon feeling envers ce personnage, je suis montée dans son auto avec lui. Et ce fut une superbe première expérience d’auto-stop. J’ai adoré ce petit 30 minutes de route à discuter de la vie, de la culture et de l’agriculture. J’ai appris énormément sur la région et ses traditions. À la fin du chemin, c’est avec une belle accolade que nous nous sommes quittés. Et grâce à lui, j’ai eu l’envie et le plaisir de continuer à faire du stop durant la suite de mon séjour sur l’île du nord. Sur l’île du sud, les rôles c’étaient inversés et c’est moi qui prenais les auto-stoppeurs. Ce fut pour moi une façon de prolonger mon expérience.

Grâce à ce moyen de déplacement, j’ai pu rencontrer énormément de personnes formidables et attachantes qui aujourd’hui font encore partie de mes ami(e)s de voyage. Je suis fière de me dire que je l’ai fait seule, que je suis une femme et que ce fut la meilleure expérience humaine de ma vie. Cette aventure m’a ouvert les yeux sur un nouveau moyen de voyager et de rencontrer des personnes. Je ne jure que par ça et dès que je planifie une nouvelle escapade, je me renseigne sur les tendances de l’auto-stop du pays. Si on me demandait pourquoi je souhaite continuer le pouce, je dirais que c’est surtout pour l’adrénaline de la rencontre, mais aussi pour le partage et les merveilleuses discussions que l’on peut avoir.

Il ne faut pas avoir peur de vivre des expériences de voyage parce que l’on est une femme et que les idées générales nous veulent faibles et fragiles, car c’est faux. Nous sommes fortes, débrouillardes, organisées. Nous aimons l’aventure et nous n’avons besoin de personne pour nous prouver que nous sommes capables d’y arriver. Soyons fières, soyons sûres de nous, et laissons aller nos rêves d’aventures!

 

 

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